A l’International

IVANOV

d’Anton Tchekhov
mis en scène par Eugen Jebeleanu

La vulnérabilité d’Ivanov autant que sa force d’autodestruction me sont familières, et je me reconnais dans son comportement à la fois naïf et passionné. Son désir de se surpasser, son incapacité à assumer l’amour et sa lutte contre son propre démon intérieur l’empêchent d’être lucide, responsable, conscient. Ivanov est un «fou», mais qu’est-ce que cela signifie, être normal, dans le monde où nous vivons?

 À l’ère de la psychologie d’Instagram et d’un individualisme qui tue toute forme d’appartenance, dans une stratégie permanente d’atteindre une vie «équilibrée», l’Ivanov d’aujourd’hui se trouve étouffé par les attentes et la satisfaction des besoins des autres.

 Ivanov n’est pas un héros. Il est, par définition, un exclu: il ne correspond pas aux schémas, il est marginalisé affectivement parce qu’il croit encore au plaisir mystérieux de la vie, celui de vivre l’instant. Il est à la fois un enfant gâté et une victime de sa propre existence, mais aussi, paradoxalement, le bourreau de ceux envers qui il éprouve de l’amour charnel, spirituel, familial. Ivanov est une créature, une âme tourmentée par ses propres peurs et les fantômes de son passé. – Eugen Jebeleanu

d’Anton Tchekhov | Mise en scène Eugen Jebeleanu  | Avec Vlad Udrescu, Monica Ardeleanu, Gabriela Baciu, Alex Calangiu, Iulia Colan, George Albert Costea, Ramona Drăgulescu, Corina Druc, Romaniţa Ionescu, Geni Macsim, Cătălin-Mihai Miculeasa, Claudiu Mihail, Mircea Mogoșeanu, Raluca Păun, Marian Politic, Costinela Ungureanu, Cătălin Vieru, Sorin Gruia | Scénographie Velica Panduru | Musique Rémi Billardon | Light design Sabina Reus

Production Théâtre National Marin Sorescu de Craiova

Création 2025 | ROUMANIE

JUSTE LA FIN DU MONDE

de Jean-Luc Lagarce
mis en scène par Eugen Jebeleanu

Juste la fin du monde est une installation théâtrale qui explore l’abandon et le sentiment poignant de l’absence. Louis revient après de nombreuses années dans sa maison familiale pour annoncer qu’il va mourir mais il ne parvient pas à confesser sa vérité, submergé par l’atmosphère étouffante de la maison. Au cœur des silences éclatent la colère, la frustration et les regrets du passé. Pourtant, chacun a du mal à révéler ses émotions profondes, à exprimer son amour ou à dévoiler ses secrets.

Avec ce projet, je souhaite sonder la solitude et l’aliénation à travers un théâtre immersif, sensoriel et viscéral. Dans un monde où les extrémismes se multiplient à grande vitesse, ce spectacle cherche à analyser les mécanismes de la violence. Comment lutter contre la haine et la peur? Le théâtre peut-il encore être ce lieu privilégié de connexion avec soi-même et avec les autres? Que peut naître de la guérison des traumatismes et de l’inéluctable fin? – Eugen Jebeleanu

de Jean-Luc Lagarce | Mise en scène Eugen Jebeleanu  | Avec Johanna Adam, Viviane Havrilla/Malena Silberschmidt , Marc Illich, Fabiola Petri, Gyan Ros  | Scénographie Oana Micu | Musique originale et vidéo Ovidiu Zimcea | Light design Cristian Niculescu | Chorégraphie Malena Silberschmidt

Production Théâtre National Radu Stanca Sibiu, section allemande

Création 2025 | ROUMANIE

 

GOODBYE, LENIN!

de Wolfgang Becker & Bernd Lichtenberg
mis en scène par Eugen Jebeleanu

Goodbye, Lenin! est une histoire de ma génération, la génération de la révolution et du changement. 1989. Un tournant historique pour l’Europe de l’Est. La chute du mur de Berlin. La liberté comme un souffle nouveau. Le capitalisme s’installe. Nous sommes en démocratie. Cette nouvelle réalité est vécue, pour certains, avec enthousiasme, pour d’autres, avec inquiétude…

Depuis longtemps, je rêvais de porter cette histoire au théâtre, car elle résonne profondément dans le contexte roumain et fait écho à tant de moments de notre passé récent. Avec autodérision et lucidité, cette fiction — inspirée d’une réalité présente dans notre mémoire collective — offre une radiographie des liens familiaux, celle du fils face à sa mère, de leurs perceptions divergentes du monde et de la politique.

Je souhaite que ce spectacle soit un geste de tendresse, un voyage dans nos racines, un cri de libération face aux limites et aux contraintes. C’est un théâtre de l’humanité, qui s’insinue dans les histoires apparemment banales et anonymes, mais qui éveillent l’empathie et révèlent au spectateur la conscience de ses propres blessures, celles qui attendent d’être guéries. — Eugen Jebeleanu

de Wolfgang Becker & Bernd Lichtenberg | Mise en scène Eugen Jebeleanu  | Avec Emilia Bebu, Niko Becker, Cosmina Olariu, Nicholas Cațianis, Maruca Băiașu, Iosif Paștina, Mihaela Sîrbu, Cristian Popa Scénographie | Costumes Carmen Secăreanu | Light design Cristi Niculescu |

Production Théâtre Metropolis Bucarest

Création 2025 | ROUMANIE

 

COMBATS ET MÉTAMORPHOSES

d’Eugen Jebeleanu, d’après le roman Combats et métamorphoses d’une femme et des extraits de Qui a tué mon père? d’Édouard Louis
mis en scène par Eugen Jebeleanu

Combats et métamorphoses est un spectacle sur la relation entre l’enfant et le parent, sur ce que nous héritons et ce que nous transmettons à notre tour. L’auteur y aborde des thèmes d’une grande actualité pour la jeune génération d’aujourd’hui: la construction de l’identité dans la société contemporaine, les différences de classe sociale, la découverte et l’acceptation de l’homosexualité, le politique qui façonne le quotidien des gens ordinaires, les défaites et leséchecs — individuels comme collectifs — mais aussi l’espoir qu’une nouvelle révolution populaire reste possible.

«J’ai imaginé ce spectacle pour ces jeunes acteurs, afin de révéler leur puissance créatrice et d’offrir un espace où leur voix puisse pleinement se faire entendre. Au cœur du projet se trouve la rencontre entre les questionnements portés par l’univers d’Édouard Louis – qui est aussi le mien –, marqué par la confrontation avec ses racines familiales et rurales, et ceux des jeunes Roumains d’aujourd’hui, avec leurs rêves, leurs désillusions, leurs luttes contre l’archaïsme et le patriarcat. C’est aussi tout un groupe qui aspire à sortir de l’invisibilité, à dénoncer les abus du monde du travail et la corruption. C’est dans cette intersection de révoltes et d’espérances que se trouve la clé du concept de mise en scène.» – Eugen Jebeleanu

d’Eugen Jebeleanu, d’après le roman Combats et métamorphoses d’une femme et des extraits de Qui a tué mon père? d’Édouard Louis | Mise en scène Eugen Jebeleanu |  Avec Măriuca Bosnea, Șerban Ghilvaci, Niko Becker |  Scénographie Velica Panduru | Sound design Niko Becker

Production Teatrelli Bucarest

Création 2024 | ROUMANIE

 

THÉORÈME

d’après Pier Paolo Pasolini
mis en scène par Eugen Jebeleanu

À travers l’adaptation et la contextualisation dramaturgique de Yann Verburgh, j’interroge dans ce projet les répercussions du désir étouffé, qui réveille à la fois des démons et des révélations identitaires. Comme une fable de la nouvelle révolution sexuelle, Théorème est un spectacle sur le dialogue entre désir et affirmation de soi. Le Visiteur, cet objet du désir impossible, devient le moteur du déclenchement des émotions, des sensations et des instincts les plus profonds et viscéraux.

En partant du roman de Pier Paolo Pasolini, la dramaturgie et le concept de mise en scène s’articulent autour d’une question: Qui est l’étranger en moi? — comme un reflet du miroir tourné vers celles et ceux qui se sont éloignés d’eux-mêmes. Sommes-nous en accord avec qui nous sommes? Nous connaissons-nous vraiment? Avons-nous la liberté d’assumer nos actes? Voilà quelques-unes des questions que nous adressons au public à travers ce manifeste intime et politique. — Eugen Jebeleanu

d’après Pier Paolo Pasolini | Mise en scène Eugen Jebeleanu  | Avec Gyan Ros, Cendana Trifan, Raluca Iani, Adrian Matioc, Antonia Dobocan, Radu Costea, Patrick Imbrescu | Dramaturgie et adaptation Yann Verburgh | Scénographie Velica Panduru | Musique Remi Billardon | Light design Cristian Niculescu

Production Théâtre National Radu Stanca de Sibiu

Création 2024 | ROUMANIE

 

J’AI EU UNE CERISAIE

de Yann Verburgh, d’après La Cerisaie de A. P. Tchekhov
mis en scène par Eugen Jebeleanu

J’ai eu une cerisaie est une oeuvre tissée entre une pièce classique – La Cerisaie (1903), dernière oeuvre d’A.P. Tchekhov (1860–1903) – et un texte contemporain, pensée comme une exploration esthétique autour du théâtre lui-même, selon les mots de Yann Verburgh.

«Nous avons cherché à préserver, d’un côté, l’inspiration tchékhovienne et l’esprit du temps dans lequel l’oeuvre a vu le jour, et, de l’autre, à transposer cette matière dans les années 1990, époque où se situe l’action du texte de Yann, en lui donnant une esthétique fidèle à ces années-là. Il ne s’agit pas d’un spectacle-hommage à une écriture, aussi précieuse soit-elle, mais d’un dialogue vivant avec Tchekhov. Nous nous emparons de sa matière dramatique pour inventer une histoire qui parle de nous, aujourd’hui — des êtres humains que nous sommes, des questions qui nous traversent, des incertitudes et des combats qui nous définissent.» – Eugen Jebeleanu

de Yann Verburgh, d’après La Cerisaie de A. P. Tchekhov | Mise en scène Eugen Jebeleanu | Avec  Niko Becker,Elvira Deatcu, Alina Berzunțeanu, Vlad Bîrzanu, Ionel Mihăilescu, Gabriel Pintilei , Ruxandra Maniu, Alexandru Papadopol, Nicoleta Lefter, Simona Popescu, Ioana Bugarin, Eduard Trifa, Diana Gheorghian | Scénographie Velica Panduru | Musique Remi Billardon | Light design Ștefan Ioșca

Production Théâtre Odeon de Bucarest

Création 2023 | ROUMANIE

 

LA RONDE

de Yann Verburgh, d’après La Ronde d’Arthur Schnitzler
mis en scène par Eugen Jebeleanu

Cette réécriture intégrale de La Ronde par Yann Verburgh nous offre des histoires entremêlées dans lesquelles chaque personnage vit une rencontre intime avec le suivant, explorant la diversité des identités et des pratiques amoureuses et sexuelles qui se révèlent dans notre société contemporaine. Documentée par une série d’interviews de personnes anonymes sur leurs relations amoureuses, la réflexion prend forme au théâtre dans la pluralité des êtres et des vies, réunis dans une mosaïque d’histoires marquantes et émouvantes.

«La Ronde est avant tout un manifeste politique et intime sur la sexualité. La pièce de Yann Verburgh est un texte audacieux qui parle sans pudeur des multiples facettes des relations amoureuses à notre époque, au coeur d’une révolution romantique. Ce qui m’a intrigué dans cette thématique, c’est que le rapport amoureux entre deux ou plusieurs personnes annule les statuts sociaux des personnages, ce qui permet sur scène de représenter un univers où la diversité et l’inclusion jouent le rôle principal. Sous la forme d’un cabaret contemporain, j’ai voulu, avec ce spectacle, sublimer les préoccupations et esthétiques des années 20 de notre siècle, explorées théâtralement dans une clé subversive, mais avec une grande dose de sensualité et de candeur.» – Eugen Jebeleanu

de Yann Verburgh, d’après La Ronde d’Arthur Schnitzler | Mise en scène Eugen Jebeleanu | Avec Iulian Trăistaru, Mădălina Mușat, Costi Apostol, Sebastian Marina, Ioana Alexandrina Costea, Anca Pitaru, Nicholas Cațianis, Fatma Mohamed, Camelia Paraschiv Daniel Rizea, Oana Jipa| Scénographie Cosmin Florea |Sound design Eugen Jebeleanu & Rémi Billardon 

Production Théâtre Andrei Mureșanu de Sfântu-Gheorghe

Création 2023 | ROUMANIE

LA MOUETTE

d’Anton Tchekhov
mis en scène par Eugen Jebeleanu 

Quelle nécessité trouve le théâtre dans le contexte tragique d’une guerre? Quel type de théâtre nous représente aujourd’hui? Où se rencontre le discours de l’artiste avec celui du citoyen? Quel peut être notre manifeste actuel à partir d’un texte écrit il y a plus de cent ans? Dans un contexte où la lutte pour conquérir des territoires est vive, La Mouette de Tchekhov, dans cette vision, devient un geste théâtral en réaction aux atrocités qui nous entourent, questionnant le contenu et la forme du théâtre public européen.

«Je suis coupable ! J’ai négligé que seuls quelques élus peuvent écrire et jouer des pièces sur scène. Et moi, j’ai brisé le monopole.» Ces paroles du personnage central, Treplev, reflètent la perspective de conception et le filtre de lecture de cette adaptation du texte de Tchekhov. La Mouette est un spectacle qui dévoile les coulisses du théâtre, les conflits entre générations dans la confrontation des idées et des formes théâtrales, secouant les convictions et les clichés stéréotypés de la représentation des hommes sur scène. – Eugen Jebeleanu

d’Anton Tchekhov | Mise en scène Eugen Jebeleanu | Avec Alexandru Potocean, Emilian Oprea, Florentina Țilea, Ciprian Nicula / Emilian Mârnea, Niko Becker, István Téglás, Richard Bovnoczki, Irina Movilă, Ada Galeș, Sara Cuncea, Eva Cosac | Scénographie Velica Panduru | Directeur de la photographie Marius Panduru | Musique Rèmi Billardon

 Production Théâtre National de Bucarest

 Création 2022 | ROUMANIE

 

LE GARÇON VEUVE

d’après Tom à la ferme de Michel Marc Bouchard
mis en scène par Eugen Jebeleanu 

Le spectacle Le Garçon Veuve propose un regard audacieux sur l’intimité des relations humaines et sur les stigmates encore présents au sein de la société. Au premier plan se trouve l’histoire du jeune Tom et son voyage dans une petite ville de province, là où vit la famille de son compagnon, disparu dans un accident de voiture.

«Au-delà des thèmes essentiels que le texte de Michel Marc Bouchard explore — le deuil, l’acceptation de l’homosexualité, le syndrome de Stockholm ou, plus simplement, la toxicité de certaines histoires d’amour, de couple ou familiales —, le projet réunit quatre comédiennes et comédiens remarquables grâce à un jeu tout en contrastes, oscillant entre tendresse et violence, entre théâtre et cinéma.» – Eugen Jebeleanu

d’après Tom à la ferme de Michel Marc Bouchard | Mise en scène Eugen Jebeleanu | Avec Vlad Bîrzanu, Mihaela Sîrbu, Alexandru Chindriș, Cosmina Stratan & le chien Uber |  Sound design & music live performance Ovidiu Zimcea

Production Teatrelli Bucarest

Création 2021 | ROUMANIE

 

 

KATZELMACHER. S’il n’y avait pas l’amour dans tout ça

Katzelmacher raconte l’arrivée de Jorgos, un ouvrier grec, qui vient troubler la tranquillité d’une banlieue bavaroise. Cette présence étrangère, froidement accueillie, fait naître dans l’imaginaire des habitants des rumeurs et des jalousies qui grondent comme un orage. On murmure qu’il est l’amant de la patronne, qu’il est communiste, doté d’une force brute, plus viril que tous les hommes du quartier. Une femme, repoussée par lui, le dénonce pour viol; une autre se laisse emporter par la passion, emportée par le désir d’un ailleurs, par l’ivresse d’une liaison interdite. Dans ce microcosme clos, chaque regard, chaque geste devient un révélateur des peurs, des désirs et des tensions qui agitent cette petite communauté.

«Dans ce spectacle, j’ai choisi d’alterner entre la parole et le silence, entre l’expression théâtrale et cinématographique. Cette rencontre de deux langages permet d’élargir l’espace scénique et de révéler les multiples regards des personnages, leurs états intérieurs et la complexité de leurs relations. Mon ambition a été de donner naissance à un théâtre de l’empathie, un théâtre qui interroge l’intolérance, la vulnérabilité, l’exploitation et la montée du nationalisme — à la fois comme menace civique et comme doctrine politique fondée sur la discrimination, l’exclusion et l’inégalité entre les individus. » – Eugen Jebeleanu

de Rainer Werner Fassbinder | Mise en scène Eugen Jebeleanu | Avec Niko Becker, Isa Berger, Ioana Iacob, Daniela Török, Olga Török, Oana Vidoni, Harald Weisz, Rareș Hontzu, Alex Mihăescu, Radu Brănici |  Assistance dramaturgique Yann Verburgh | Scénographie Velica Panduru | Sound design Alex Halka | Video design Marius Panduru

Production Théâtre Allemand d’État de Timișoara, 2021

 Création 2021 | ROUMANIE

 

VU DU PONT

de Arthur Miller
mis en scène par Eugen Jebeleanu

Dans la zone portuaire de Brooklyn. Alfieri, un vieil avocat ayant toujours vécu dans le quartier, raconte un fait divers tragique dont il fut le témoin impuissant : Eddie Carbone, un docker d’origine italienne, vivait avec son épouse Béatrice et leur jeune nièce Catherine, recueillie par le couple après qu’elle fût devenue orpheline.
Deux cousins de Béatrice, Marco et Rodolpho, fuyant la misère de leur région de l’Italie, arrivent illégalement aux États-Unis et trouvent refuge chez Eddie. Catherine ne tarde pas à s’éprendre de Rodolpho, envers qui Eddie éprouve pourtant une profonde méfiance. Le docker tente donc de dissuader sa nièce de fréquenter Rodolpho, mais ses efforts restent vains et bientôt les deux amants annoncent qu’ils ont l’intention de se marier. Eddie prend alors une décision qui aura de funestes conséquences. Marco et lui affronteront alors dans un combat qui mènera à la mort de l’un d’eux.

Texte Arthur Miller | Mise en scène Eugen Jebeleanu | Avec
Mihai Coman, Andrei Gîlcescu, Raluca Iani, Simona Negrilă, Ioan Paraschiv, Vladimir Petre, Viorel Rață, Vlad Robaș, Ciprian Scurtea, Cristian Timbuș, Cendana Trifan
| Scénographie Velica Panduru | Musique Remi Billardon | Dramaturgie Eugen Jebeleanu et Ioana Moraru | Assistante de direction Corina Predescu

Production Théâtre National de Sibiu

Création avril 2018 | ROUMANIE

Représentation le 6 décembre 2019 au Théâtre National de Sibiu, Roumanie

LA VIE SUR LA PLACE ROOSEVELT

de Dea Loher 
mis en scène par Eugen Jebeleanu

La Praça Roosevelt est une place au cœur de São Paulo : bureaux, bordels, bistros, une salle de bingo, un atelier de retouches de vêtements… Raimundo, dit Mundo, un chômeur, s’est tout simplement installé sur cette place et y est resté assis.
Un sac de plastique noir le recouvre presque entièrement. Parfois il fume une cigarette. Sur la place, et auprès de Mundo qui sait bien écouter les autres, les biographies se recoupent dans la plus part des cas par hasard, et souvent de manière purement fugitive : ici débute l’histoire du policier qui n’acceptait pas les affaires louches et qui voit un soir son fils en train de dealer. C’est là que la secrétaire Concha, atteinte d’un cancer, rencontre sa meilleure amie Aurora, un travesti. Le patron de Concha, un fabriquant d’armes qui a congédié tous ses collaborateurs, y tombe amoureux de Bingo. Nous rencontrons d’autre part un homme portant costume, valise et portable, la double Maria, Bibi, un homme souffrant d’éléphantiasis, la travestie Susana et sa beauté irréelle, une femme avec des os…
La pièce de Dea Loher décrit la vie dans une grande ville où tous sont solitaires et font pourtant attention les uns aux autres. Mais lorsqu’un couple, à la fenêtre, voit sur la place une sorte de cygne noir, s’annonce la triste fin de la recherche d’un fils par son père.

Texte de Dea Loher | Mise en scène Eugen Jebeleanu | Avec les étudiants de l’école de théâtre Claus Becker, Otiti Engelhardt, Laurenz Lerch, Konrad Mutschler, Antonije Stankovic, Carina Anna Thurner, Antonia Wolf, Laura-Sophie Warachewicz und Julian Mantaj et les étudiants de Jazz & Pop : Thilo Adam, Peter-Philipp Röhm / Clara Vetter, Valentin Koch / Ian Stahl, Joel Büttner / Kitti Tordai | Scénographie Irina Moscu | Musique Rainer Tempel | Dramaturgie Franziska Kötz

Production Wilhelma Theater

Création octobre 2018 | ALLEMAGNE

FEMININ

de Elise Wilk
mis en scène par Eugen Jebeleanu

« Féminin est un manifeste sur la violence et l’intimité, un témoignage sur l’amour, les responsabilités et la prise en charge. Le fil rouge questionne le phénomène de « revenge porn » dans les écoles. Inspiré d’un fait réel concernant un cas de cyberharcèlement, le texte d’Elise Wilk est centré sur l’histoire d’une fille victime du harcèlement à l’école après que des photos dénudées d’elle-même ont été distribuées à des camarades. La performance suit l’évolution de cet événement comme une enquête sensible sur l’affaire, vue sous différents angles, interrogeant l’environnement éducatif et familial. Quelles sont les rapports de pouvoir entre les gens? Quelle partie de notre vie privée nous appartient (encore) et peut être protégée et comment pouvons-nous maîtriser notre identité virtuelle? »
Eugen Jebeleanu

Texte Elise Wilk | Mise en scène Eugen Jebeleanu | Avec Aida Avieriţei, Cătălina Bălălău, Sabina Brânduşe, Corina Grigoraș, Loredana Grigoriu, Gina Gulai, Ecaterina Hâțu, Maria Hibovski, Cătălina Ieșanu, Lucreția Mandric, Cristina Mihăilescu, Adina Suciu | Scénographie Velica Panduru | Musique Claudiu Urse

Production Théâtre de la Jeunesse de Piatra Neamt

Création juin 2018 | ROUMANIE

Représentation en novembre 2019 au Théâtre National de Timisoara – Festival de la dramaturgie roumaine FEST FDR

LE BOUC

de Rainer Werner Fassbinder
un spectacle de Eugen Jebeleanu

Jorgos, ce « Grec de Grèce » nouvellement arrivé dans une bourgade bavaroise, suscite autant le mépris racial que les fantasmes sexuels. Faite d’une série de séquences brèves, la pièce est le patient tissage d’un réseau associatif de mots et de phrases, rhétorique quotidienne dans et par laquelle s’annonce le meurtre rituel de « l’autre ».

Texte Rainer Werner Fassbinder | Mise en scène Eugen Jebeleanu | Avec Inga Behring, Kim-Vanessa Földing, Milan Gather, Nurettin Kalfa, Jannik Mühlenweg, Mark Ortel, Susanne Schieffer, Philippe Thelen, Christopher Vantis | Scénographie et costumes Velica Panduru | Dramaturgie Carmen Wolfram

Coproduction Schauspielhaus Stuttgart et Université de musique et d’arts vivants de Stuttgart

Création avril 2017 | ALLEMAGNE

FAMILLES

de Eugen Jebeleanu

« La famille est fondée sur le mariage librement consenti entre les époux, sur leur égalité en droits et sur le devoir des parents d’élever, d’éduquer et d’instruire leurs enfants. » (Constitution de la Roumanie, Article 48 – La Famille)
À la fin du mois de novembre 2015, dans le Journal Officiel, a été publié un projet de loi qui propose la modification de l’article 48, alinéa 1, selon les termes suivants : « La famille est fondée sur le mariage librement consenti entre un homme et une femme, sur leur égalité en droits et sur le devoir des parents d’élever, d’éduquer et d’instruire leurs enfants. »
Intrigué par ce projet de loi, Eugen Jebeleanu questionne dans son spectacle le concept de famille. Qu’est-ce qui fait famille, aujourd’hui? La pièce développe trois histoires qui se croisent et se déploient. Familles est un spectacle qui met en débat des problèmes actuels de société, tels que l’égalité de droit, l’adoption par un couple homosexuel, la maltraitance conjugale, les valeurs de la famille traditionnelle, le deuil, etc. Familles est un témoignage sur la liaison la plus intimes entre des individus.

Mise en scène Eugen Jebeleanu | Avec Cosma Ioana, Oana Marin, Ioan Paraschiv, Vladimir Petre, Gabriela Pîrliţeanu, Stefan Tunsoiu, Iustinian Turcu, Claudiu Urse | Scénographie Velica Panduru | Création sonore Claudiu Urse | Création vidéo Andrei Cozlac

Coproduction Théâtre National « Radu Stanca » Sibiu et Université « Lucian Blaga » Sibiu – Faculté des Arts et des Lettres

Création octobre 2016 | ROUMANIE

LE 20 NOVEMBRE

de Lars Noren
mise en scène par Eugen Jebeleanu

Le 20 Novembre est l’histoire d’un adolescent qui est transformé par la société en bourreau. Le 20 novembre 2006 dans la ville de Emsdetten, un jeune de 18 ans ouvre le feu dans son ancienne école et blesse plusieurs personnes avant de se suicider. Aujourd’hui, dans une Europe occidentale et capitaliste qui se confronte à d’importants problèmes d’identité sociale suite aux événements qui ont bouleversé l’année 2015, attaques terroristes, crise des réfugiés, Le 20 novembre résonne plus que jamais.

Mise en scène Eugen Jebeleanu | Avec Ali Deac | Scénographie Velica Panduru | Création vidéo Andrei Cozlac

Coproduction Théâtre National « Radu Stanca » de Sibiu

Création mars 2016 | ROUMANIE

Représentation le 30 octobre au Théâtre Radu Stanca de Sibiu, Roumanie

ELLE EST UN BON GARÇON

un spectacle d’Eugen Jebeleanu

Né garçon, il porte des robes, s’habille en fille. Il se dit elle. Il se veut elle. Adulte, il est devenu elle et chante des chansons populaires dans les bars et les mariages. Rodica chante mais c’est il qui est présent sur sa carte d’identité.
Pour transmettre cette détresse, au début de la pièce, Eugen Jebeleanu choisit la rigueur des textes et des lois, la force du témoignage des voisins et des proches. Puis vient le temps du conte, il est alors question d’amours impossibles entre une sirène et un fils de roi… Enfin, surgit la parole nue, les mots simples et la sincérité à la première personne. L’intime livré vrai, dans la douleur du quotidien, avec son fardeau d’exclusion, d’exploitation et d’humiliation. Battue, droguée, exhibée, prostituée, de la Roumanie à l’Espagne, Rodica a connu le mépris, la convoitise ou le rejet, dans le questionnement, le geste et le regard des autres…
Aujourd’hui, à Rozavla, en Roumanie, elle vit chez sa mère. Elle « sort » encore parfois le soir. Elle aime toujours s’habiller. Elle est acceptée. Les uns et les autres en témoignent. Aujourd’hui, elle voudrait simplement rencontrer un garçon, « bien baraqué  » de préférence, mais surtout « au bon cœur »…

Texte et mise en scène Eugen Jebeleanu | Avec Florin Caracala | Scénographie Velica Panduru | Création sonore Alex Halka

Production Compania 28
Coproduction ColectivA Cluj, Uma Ed Bucarest, le Festival Temps d’Images Cluj, Caminul Cultural, Fondation Erste

Création novembre 2015 | ROUMANIE

Représentation le 18 novembre au Théâtre National de Craiova, Roumanie

ALICE

de Yann Verburgh d’après Lewis Carroll
mis en scène par Eugen Jebeleanu

Nadia est une fille comme les autres. Elle va à l’école, prend des cours de danse, de musique, d’anglais et d’allemand. Sa mère l’habille avec de beaux vêtements, l’emmène en vacances à l’étranger et l’encourage pour ses devoirs et ses concours. Mais elle ne lui demande jamais ce qu’elle veut vraiment.
ALICE est l’histoire d’une enfant qui grandit dans le monde d’aujourd’hui, un monde qui impose ses propres règles : ses standards de beauté, ses stéréotypes de genre. Commercial, il s’intéresse à la forme (aux apparences) et non au fond. Mais Nadia comprend que les modèles que lui impose notre mode ne sont pas justes et que sa personnalité et ses désirs sont ce qui importe vraiment.
ALICE est un spectacle à la fois pour les enfants et pour les parents. Un spectacle qui questionne leurs relations, ainsi que la responsabilité du conte dans la construction de l’identité face au genre.

Texte Yann Verburgh, d’après Lewis Carroll | Mise en scène et traduxtion Eugen Jebeleanu | Avec  Anton Balint, Paul Bondane, Barbara Crișan, Cristina Drăghici, Claudiu Urse, Mihaela Grigoraș, Andrei Sabau | Scénographie Velica Panduru | Musique Alex Halka | Vidéo Coralie de Gonzaga et Silviu Naicu

Production Théâtre Gong de Sibiu

Création octobre 2015 | ROUMANIE

OGRES

de Yann Verburgh
mis en scène par Eugen Jebeleanu

Ogres traduit en turc par Ayberk Erkay
Présenté dans le cadre de la Semaine LGBTI, le  21 juin 2016 à l’Institut Français d’Istanbul (Turquie) dans une mise en voix du Collectif Biriken – dirigée par Melis Tezkan et Okan Urun – suivie d’une rencontre avec l’auteur