OGRES

OGRES

Ogres de Yann Verburgh propose un voyage au cœur de l’homophobie, aujourd’hui dans le monde. De la France à la Russie, de l’Ouganda à l’Iran – en passant par la Bulgarie, l’Afrique du Sud, le Cameroun, la Grèce, le Brésil, la Roumanie, la Corée du Sud, les Pays-Bas – ce texte dresse un état des lieux d’une discrimination qui exclut socialement, qui tue directement ou indirectement, qui existe sous toutes sortes de formes et dont toutes les formes provoquent douleurs et souffrances.

Ogres débute avec l’agression de Benjamin, torturé et laissé pour mort dans un bois de Normandie. La scène nous est racontée, comme une caméra embarquée, au travers du regard de l’un de ses agresseurs. On suit comme un fil rouge, entre les cas traités, l’histoire de Benjamin, jusqu’au procès qui condamne ses agresseurs. Le long de ce chemin, il est accompagné par Yoan, jeune militant LGBT qui lui apporte soutien et écoute. Au total, 28 scènes et 14 destinations où se confrontent les points de vues des victimes, des agresseurs, des familles, des témoins, des commentateurs.

Au milieu de l’horreur, de la torture et de l’incohérence, sous la croûte des plaies, ce qui n’est jamais éradiqué, tué ou étouffé, c’est l’amour – celui d’Eshan et d’Ali, condamnés à mort en Iran – c’est l’espoir – celui de Tara, jeune Ougandaise en procédure de demande d’asile aux Pays-Bas – c’est le courage – celui de Luka, lycéen russe de la ville de Sotchi.

Générique et soutiens

OGRES

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est OGRES-Geoffrey-Fages-4.jpg.
 
crédit photo : Geoffrey Fages
 

Mise en scène Eugen Jebeleanu
Texte et dramaturgie Yann Verburgh
Jeu Gautier Boxebeld / Yann Verburgh, Clémence Laboureau, Radouan Leflahi / Johann Weber, Ugo Léonard, Claire Puygrenier
Scénographie Velica Panduru
Création sonore Rémi Billardon
Création lumière et régie générale Sébastien Lemarchand
Régie lumière et plateau Nina Tanne
Administration et production Eva Manin

Production Compagnie des Ogres

Coproduction FATP – Fédération d’Associations de Théâtre Populaire, Théâtre Ouvert CndcL’Étincelle – Théâtre de la ville de Rouen

Avec le soutien d’Arcadi Île-de-France,  de l’aide à la création de l’Adami, de l’aide à la création et de l’aide à la reprise de la Spedidam, de la Chartreuse Cnes de Villeneuve lez Avignon, du Théâtre Gérard Philipe – CDN de Saint-Denis, du JTN – Jeune Théâtre National, de l’Institut Culturel Roumain, de Confluences – lieu d’engagement artistique, de la Compania 28 et du Festival Temps d’Images de Cluj (Roumanie)
Cette œuvre a bénéficié de l’aide à la production et à la diffusion du Fonds SACD Théâtre

Ce spectacle bénéficie de septembre 2018 à août 2020 du soutien de la Charte d’aide à la diffusion signée par l’Onda, Arcadi Île-de-France, l’Oara Aquitaine, l’Odia Normandie, Réseau en scène Languedoc-Roussillon et Spectacle vivant en Bretagne.

Spectacle sélectionné pour la saison France-Roumanie 2018-19

Texte lauréat de l’Aide à l’écriture de l’association Beaumarchais-SACD, de l’Aide à la création du CnT – Centre national du Théâtre et de l’Aide à la publication du CNL – Centre National du Livre

Remerciements Maison des Auteurs de la SACD, la Compagnie KonfisKé(e)

 

Note d’Intention

OGRES

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est OGRES-2.jpg.
 
crédit photo : Geoffrey Fages
 

« 28 scènes, 14 destinations, plusieurs temporalités et une trentaine de personnages pour un ensemble de 5 acteurs, permettant de faire entendre des points de vue différents et subjectifs (ceux des victimes, des agresseurs, des familles, des témoins…) qui, réunis dans un espace commun, parviennent à former une parole chorale.

Depuis 2010, je mets en scène des fables qui traitent de questions de société, de sujets politiques et sociaux, afin d’interroger les notions de normes sociales, d’identité et de liberté. Venant d’un pays, la Roumanie, qui a vécu pendant plusieurs décennies sous un régime dictatorial, j’appartiens à la génération qui s’est construite sur la chute de ce système et qui en porte l’héritage : un carcan idéologique qui imposait une pensée unique.

De fait, ma démarche artistique est de donner voix à des individus anonymes, des non-héros qui n’appartiennent pas à la majorité et qui n’adhèrent pas à la « culture dominante ». Je souhaite construire un théâtre ouvert aux voix minoritaires, à ce qui est en marge, aux révoltes contre des systèmes qui oppriment nos initiatives afin d’affirmer notre liberté d’expression. J’ai souhaité que ce spectacle devienne un manifeste pour la liberté et créer ainsi un dialogue sincère avec le spectateur permettant à la catharsis de s’opérer.

Ogres ouvre à un monde fantastique dans lequel les personnages cherchent leur identité individuelle et sociale. J’ai eu le désir de situer Ogres dans l’espace de la forêt : lieu de l’agression de Benjamin, mais aussi espace symbolique du conte, des peurs et des interdits. Également espace-jungle, où l’individu se perd et est livré à lui-même, lieu de solitude mais aussi échappatoire possible. Cet espace de la forêt unie toutes ces histoires, tous ces pays, et leur donner une résonance universelle. Donner à écouter et à entendre ce qu’il se passe, inviter le spectateur à prêter l’oreille : c’est aussi l’histoire de gens qui ne parlent pas, qui taisent leurs douleurs.

J’ai souhaité jouer sur des plans qui se croisent, faire coexister des situations ou univers apparemment opposés : introduire le spectateur dans des zones de turbulences, de troubles, et questionner ce qui est représenté sur scène, activer le regard critique du spectateur, interroger ainsi nos normes et nos valeurs, nos représentations. Donner une forme de spectacle de « reconstitution » afin de mieux déconstruire la pensée aisée.

Ogres est un conte sur l’urgence de faire preuve d’une plus grande ouverture face aux minorités, une proposition de casser les murs entre les territoires pour aller vers l’inconnu, l’accepter, l’approcher. Yann Verburgh nous propose une introspection au cœur de notre for(êt) intérieur(e), endroit inondé par des préjugés, des schémas et des « ogres » qui prennent le pouvoir sur nous. Ces histoires nous invitent à creuser dans notre sensible, vers une meilleure écoute et appréhension de nos proches, indifféremment de leur orientation sexuelle. »

Eugen Jebeleanu

 

Contexte menant à l’écriture

OGRES

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est OGRES-3-1024x683.jpg.
 
crédit photo : Geoffrey Fages
 

« En 2013, avec le vote du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe, la France est devenue le 9e pays européen et le 14e pays au monde à autoriser le mariage homosexuel. Si cette année marque une grande avancée pour la communauté LGBT française, elle est aussi marquée par une augmentation significative des agressions homophobes. Choqué et surpris par cette recrudescence de violence, j’ai engagé des recherches sur la question de l’homophobie, d’abord dans mon pays, en France, puis sur tout le reste du globe. Il n’y a pas de mots pour qualifier ce que j’ai trouvé, même si on peut parler d’intolérance, de violence, de discrimination, de crime de haine, de barbarie ou d’horreur. Mon moyen d’agir dans la société étant le théâtre, c’est donc ce médium que j’adopte en écrivant ce texte pour dénoncer ces crimes et défendre la liberté et l’amour.

Les Ogres du titre de ce texte – Ogre du latin Orcus, « enfer » – sont la métaphore d’une peur et d’une souffrance, celle de Benjamin, dont on suit l’histoire au milieu des témoignages d’autres agressions. Les Ogres sont la représentation d’une cruauté, celle de la bouche, du stade oral, du verbe, jusqu’à la barbarie, jusqu’au sang, jusqu’au meurtre, jusqu’à l’horreur. L’ogre s’attaque à l’innocence, aux enfants qui n’ont que peu, voire aucun moyen de défense face à ce monstre. A l’instar de nombreux pays où les homosexuels n’ont que peu, voire aucun moyen de défense face à leurs agresseurs ou face à des lois meurtrières.

Le système de dramatisation que j’ai choisi pour raconter ces histoires, s’appuie sur un concept simple :
un personnage / un point de vue / une situation / une action. Les témoignages font intervenir tour à tour victimes, agresseurs, mères et pères des victimes, simples témoins, agents de police… Cela me permet, en termes d’écriture, de varier le style et les angles de narration, de multiplier les points de vue et de les confronter, de jouer avec les rythmes et l’intensité dramatique, de charger l’ensemble des témoignages de vie et de chair.

Je souhaite donner à cette écriture une véritable valeur littéraire et une identité artistique forte dans le paysage théâtral contemporain. Mon but est qu’au milieu de l’horreur surgisse l’amour. »

Yann Verburgh

 

Le texte

Voici le parcours de Ogres de Yann Verburgh, publié aux Éditions Quartett, avec une préface d’Alexandra Badea.

crédit photo : Geoffrey Fages

Le texte est disponible à l’achat sur la boutique Dialogues Théâtre, accessible en cliquant ici.

Nous vous invitons également à visionner les vidéos « Le texte par l’auteur » de Yann Verburgh à propos de Ogres, sur le site theatre-contemporain.net, accessibles en cliquant ici.

Lauréat de l’Aide à l’écriture de l’association Beaumarchais-SACD

Lauréat de l’Aide à la création du CnT / Artcena

Lauréat de l’Aide à la publication du CNL – Centre National du Livre

Accueilli en résidence d’écriture à la Chartreuse Cnes de Villeneuve lez Avignon

Coup de cœur du Bureau des lecteurs de la Comédie Française

Coup de cœur du comité de lecture de l’Apostrophe – scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise

Finaliste du Prix d’écriture théâtrale de Guérande

Sélectionné par le comité de lecture d’Influenscènes et des élèves de l’ESAD pour les Mardis midi

Ogres est traduit en roumain par Eugen Jebeleanu avec le soutien de l’association Beaumarchais-SACD et en turc par Ayberk Erkay avec le soutien de l’Institut Français d’Istanbul.


Ogres
a également fait l’objet de nombreuse lectures :

  • 8e Nuit de la Chartreuse et Rencontres d’Eté 2015 avec les élèves du Lycée Frédéric Mistral d’Avignon

  • Lundis en coulisse au Théâtre de l’Aquarium et à la Villa Gillet

  • Cycle de lectures d’auteurs contemporains à la Comédie Française

  • Lectures en espace par la Classe Libre du Cours Florent

  • Mardis midi au Théâtre 13 avec la promotion 2016 de l’ESAD

  • Journées Théâtre du Présent à l’Apostrophe

  • Festival Temps d’Images de Cluj avec les élèves du Conservatoire de Cluj, en Roumanie.

  • Semaine LGBTI, à l’Institut Français d’Istanbul (Turquie) dans une mise en voix du Collectif Biriken

  • Lecture au Théâtre Gérard Philipe – CDN de Saint-Denis, dirigée par Eugen Jebeleanu avec les comédiens de la Compagnie des Ogres. Vous pouvez retrouver toutes les infos dans la rubrique « Actualités » de ce site.

EnregistrerOgres, le livre

Ogres de Yann Verburgh est publié aux Editions Quartett, préfacé par Alexandra Badea.

Le texte est disponible à l’achat sur la boutique Dialogues Théâtre, accessible en cliquant ici.

 

Enregist

Ogres le livre

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer